Pendant la pandémie de Covid, l’hépatite B continue ses ravages silencieux « le plus contemporain des virus, le SARS CoV 2, ne doit pas faire oublier le plus ancien virus séquencé chez l’homme, qui nous nargue depuis 7000 ans »
Un appel de la société civile à changer de regard sur cette maladie du foie.

Alors que la pandémie de Covid demeure à juste titre au centre de toutes les préoccupations, un virus beaucoup plus silencieux continue à faire des ravages dans le monde entier : le virus de l’hépatite B (VHB). Chaque jour, lui aussi tue des milliers de personnes, par cirrhose ou cancer du foie. Pourtant, lui aussi peut être vaincu grâce à un vaccin très efficace.

Initiés mi-2019, les États Généraux de l’Hépatite B se sont donné pour objectif de mieux mettre en lumière les conséquences de l’hépatite B en France et de formuler des propositions pour une politique plus volontariste contre cette maladie. À l’issue d’une mobilisation sans précédent, de plus d’un an, les participants ont remis aux pouvoirs publics une série de propositions concrètes en décembre 2020. Il est temps désormais de passer aux actes !

Les propositions émises par les États Généraux de l’Hépatite B, qui ont réuni l’ensemble des acteurs de la société civile – patients, soignants et acteurs médico-sociaux – visent à mieux informer le public, les soignants, les autorités sanitaires et politiques pour changer le regard sur cette maladie encore trop souvent stigmatisée, qui touche 135 000 personnes en population générale en France. Elles proposent de faire de chaque patient porteur chronique du VHB un acteur averti de la lutte contre l’hépatite B et de renforcer la médecine préventive en combinant dépistage et prévention.

Le combat contre l’hépatite B en France passe aussi par des mesures très concrètes à prendre à court terme.

Les Tests rapides d’orientation diagnostique (Trod) de l’infection par le VHB doivent pouvoir être réalisés dès maintenant afin d’améliorer le dépistage des personnes les plus éloignées du système de soins.

Il est urgent également d’étendre à l’hépatite B l’arrêté du 22 décembre 2016 relatif à la protection du secret des actes et prestations pour les mineurs, pour leur permettre d’être pris en charge en toute confidentialité, comme c’est le cas pour les infections au VIH et au virus de l’hépatite C.

Il faut organiser le rattrapage de la vaccination contre l’hépatite B pour les enfants et les adolescents jusqu’à l’âge de 15 ans, afin que ceux nés avant l’obligation vaccinale des nourrissons instaurée en 2018, ne soient pas la génération oubliée du VHB. Enfin, le rattrapage de la vaccination contre l’hépatite B des personnes les plus exposées à partir de 16 ans doit être renforcé.

S’attaquer résolument à l’hépatite B dès maintenant, c’est non seulement permettre à la France d’être au rendez-vous fixé par l’OMS d’élimination de l’hépatite B à l’horizon 2030 mais aussi de permettre à des dizaines de milliers de porteurs du virus d’améliorer leur qualité de vie.

À PROPOS DES ÉTATS GÉNÉRAUX DE L’HÉPATITE B

Les États Généraux de l’Hépatite B ont été officiellement lancés en juillet 2019, à l’initiative de l’association de patients SOS hépatites. Sous la direction d’un comité de pilotage rassemblant une cinquantaine d’experts issus des associations de patients et du monde médico-social, d’institutions médicales et de recherche, ils constituent une initiative inédite de démocratie sanitaire, initiée par les patients et la société civile. Le processus, qui s’est déroulé sur plus d’un an, a permis d’écouter la parole des patients, à travers trois panels de citoyens et une enquête menée par les différents partenaires auprès de personnes atteintes d’hépatite B.

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La voix des patients : TEMOIGNAGES

Les résultats des premiers états généraux de la santé en cliquant ICI

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Retrouvez le compte rendu de la table ronde des états généraux de l’hépatite B en Guadeloupe
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Retrouvez le communiqué de presse des états généraux de l’hépatite B
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